6ème Dimanche de Pâques – 26 mai 2019

Jn 14,23-29

La semaine dernière nous avons médité sur ce commandement nouveau de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». Nous avons montré ce lien entre l’amour de Dieu dans nos cœurs et l’amour des autres. Aujourd’hui la Parole peut nous interpeller de manière similaire entre ce que nous vivons intérieurement et extérieurement. Dans l’Évangile, il est question de cette relation entre le Père et le Fils, de cette intimité même du Père et du Fils à laquelle Dieu nous souhaite. C’est l’intériorité, notre vie spirituelle. La première lecture nous renvoie sur l’extériorité de nos vies qui nous interpelle. A travers la question de la circoncision, comment l’Église qui est en train de se constituer se laisse interpeller par des personnes de cultures différentes que la culture juive dans laquelle la communauté chrétienne est née ? Le psaume est une magnifique méditation de l’ouverture de la bonne nouvelle et du salut à toutes les nations. La lecture de l’Apocalypse permet de méditer à travers cette Jérusalem nouvelle, sur cette figure de l’Église, de l’ensemble des baptisés que nous sommes, prière précieuse que chacun de nous est aux yeux de Dieu. Comment nous faisons le lien entre celui qui habite le sanctuaire de notre cœur, entre cette foi qui nous habite symbolisé par les 12 apôtres et les autres croyants symbolisé par les 12 tribus d’Israël ou avec les non croyants ou encore d’autres religions symbolisés par ces portes ouvertes à toutes les nations.

Il est intéressant de repérer dans cet évangile comment cette intimité vécu entre le Père et Jésus et cette intimité même à laquelle Jésus souhaite nous inviter. Une intimité, une relation qui a pour fruit la paix, la communion mais cette relation à Dieu comme le rappelle les autres lectures ou ce commandement nouveau aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé, n’a pas pour but  de faire zigouigoui dans notre cœur tout chaud en communion à Dieu. Cette relation est appelée à se confronter avec l’extérieur. Si je devais résumer mon homélie, je dirais l’autre devient le critère de ma vie. L’autre c’est le proche mais c’est aujourd’hui l’Europe et c’est aujourd’hui l’Église.

Tout d’abord le proche, votre femme, vos enfants, notre famille, nos amis, nos collègues sont un des lieux où nous grandissons où nous nous confrontons le plus à ce que nous croyons, à ce que nous espérons, à ce que nous sommes avec nos limites, les limites des autres. Comme je vous le disais je perçois que c’est à l’hôpital que je suis le plus confronté à mes limites pour aimer, accueillir, rester calme. Ce lieu nourrit ma relation à Dieu, me confronte à ce que nous célébrons chaque dimanche. L’autre dans ses différentes formes de pauvreté peut me faire peur. Des peurs différentes en fonction des pauvretés qui peuvent nous faire grandir.

Deuxièmement, l’autre aujourd’hui c’est l’Europe et le livre de l’Apocalypse, nous interpelle particulièrement sur ce que peut avoir comme implication le pouvoir politique et le pouvoir économique dans nos vies. Comment cette paix dont on parle dans l’Évangile, ce lien entre les peuples nous y croyons, nous nous y investissons. Le vote est un des moyens possibles et puis

Troisièmement, l’autre aujourd’hui, c’est l’Église. Comment dans cet Amour de Dieu, je puise confiance et espérance pour renouveler et faire grandir l’Église ?

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